Sommaire
  1. Mot de l’année : un repère, pas un contrat
  2. Quelles preuves derrière cette pratique ?
  3. Choisir ton mot de l’année en quatre étapes
  4. Trois exemples qui laissent de la place au réel
  5. Réviser le mot lorsque la vie change
  6. Faut-il afficher ou partager ton mot ?
  7. Questions fréquentes
  8. Sources

Choisir un mot de l’année consiste à retenir un repère personnel qui t’aide à orienter certaines décisions, sans prédire ce qui arrivera. Ce mot peut changer en cours d’année et ne t’oblige pas à vivre chaque journée selon une qualité idéale.

« Curiosité », « espace » ou « lien » peuvent servir de points de départ, mais aucun mot n’est universellement meilleur. Le bon choix est celui auquel tu peux donner un sens concret, souple et compatible avec la période que tu traverses.

Mot de l’année : un repère, pas un contrat

Un mot rassemble une direction dans une forme courte. Il ne remplace pas un objectif précis lorsqu’une action demande un délai, des moyens et des étapes. La distinction entre intention et objectif aide à éviter cette confusion. « Élan » peut rappeler ton envie d’essayer ; il ne définit pas à lui seul ce que tu vas entreprendre ni les ressources disponibles.

Tu peux également choisir de ne pas avoir de mot. Une année n’a pas besoin d’un thème pour être cohérente. Si l’exercice t’attire, traite-le comme un outil de réflexion, pas comme une cérémonie qui déterminerait les mois à venir. Aucun terme ne garantit une transformation et aucun changement de circonstances ne signifie que tu l’avais mal choisi.

FormeFonctionExemple
MotRappeler une directionCuriosité
DéfinitionPréciser le sens personnelPoser davantage de questions
ActionTester la directionDemander une précision pendant une activité

Quelles preuves derrière cette pratique ?

La recherche sur l’autoaffirmation par les valeurs, synthétisée notamment par Cohen et Sherman, concerne des exercices et des contextes précis. Elle ne démontre pas qu’un mot annuel produit les mêmes effets. Écrire sur ce qui compte pour soi et afficher un mot sont des pratiques différentes. Le présent atelier s’inspire d’une question personnelle simple : quelle direction aimerais-tu garder visible ?

Évite donc les promesses selon lesquelles un mot « attirerait » les événements correspondants. Tu peux apprécier une symbolique sans lui attribuer un pouvoir causal. Le guide sur la loi de l’attraction permet de distinguer croyance et démarche concrète. Ici, le mot sert à poser une question, puis c’est toi qui décides d’une action réalisable.

Quiz

Vérifie les repères

  1. Le mot prédit-il les événements de l’année ?

    Voir la réponse

    Non, il sert seulement de repère. Les événements ne dépendent pas du terme choisi.

  2. Peut-on changer de mot en cours d’année ?

    Voir la réponse

    Oui, le repère reste révisable. Les circonstances et les priorités peuvent évoluer.

Choisir ton mot de l’année en quatre étapes

Partir d’une expérience, pas d’une liste parfaite

Rappelle-toi un moment où tu aurais souhaité davantage d’espace, de simplicité ou de contact. Décris ce qui te manquait concrètement. Une page de journal intime peut accueillir ce souvenir sans en faire une conclusion sur toute l’année passée. Tu cherches une piste, pas le diagnostic définitif de ta vie.

Regarde aussi ce qui te convenait déjà. Un mot peut soutenir une continuité plutôt que corriger un défaut. Si tu as apprécié apprendre quelque chose à ton rythme, « curiosité » peut rappeler cette expérience. Tu n’as pas besoin de choisir le contraire de ce que tu crois être.

Un galet repose sur une petite carte blanche près d’une tasse.
Un objet ordinaire peut servir de rappel personnel à ton mot-repère.

Donner une définition personnelle au mot

Écris : « Pour moi, ce mot signifie… » puis décris deux situations. « Espace » peut vouloir dire laisser un créneau libre et ne pas répondre immédiatement à chaque invitation. Pour une autre personne, le même mot concernera le logement ou la création. La définition rend le repère plus utile qu’une formule abstraite.

Ajoute ce qu’il ne signifie pas. « Simplicité » ne veut pas dire renoncer à toute ambition ; « courage » n’oblige pas à accepter un risque inutile. Le guide pour définir la réussite d’un objectif aide à rendre les termes moins flous. Ton mot doit rester assez précis pour éclairer un choix, sans devenir une règle rigide.

Vérifier qu’il ne sonne pas comme un reproche

Lis le mot dans une journée difficile. Te laisse-t-il une place, ou rappelle-t-il surtout tout ce que tu devrais être ? « Discipline » peut convenir à une personne et peser sur une autre. Il n’existe pas de classement moral des mots. Tu peux choisir une formulation plus douce ou plus neutre si le terme initial ressemble à une injonction.

Le dialogue intérieur après une erreur offre un repère utile : une phrase doit permettre une suite, pas ajouter une condamnation. Si « audace » te pousse à te comparer constamment, essaie « essai » ou « exploration ». Tu peux aussi garder une courte phrase plutôt qu’un seul mot.

Relier le mot à un choix accessible

Associe une seule action possible. Pour « lien », proposer un échange à une personne ; pour « curiosité », poser une question pendant une activité ; pour « espace », laisser une plage sans engagement. Le petit pas de cinq minutes aide à trouver une taille réaliste. L’action n’a pas à résumer toute ton année.

Précise aussi une limite. « Lien » ne signifie pas être toujours disponible ; « exploration » n’impose pas d’acheter un nouveau matériel. Cette limite empêche le mot de devenir une permission générale de te surcharger. Tu restes libre d’examiner chaque situation pour elle-même.

Cartes à retourner

Choisis un point de départ

Définir

Écris ce que le mot signifie dans deux situations de ta vie.

Limiter

Précise ce que ce mot ne t’oblige pas à faire.

Essayer

Associe une action petite et réalisable, sans engagement annuel rigide.

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Trois exemples qui laissent de la place au réel

Dans un exemple fictif, Lucie choisit « marge ». Elle veut éviter de remplir automatiquement chaque créneau. Son repère consiste à regarder le temps de déplacement avant d’accepter un rendez-vous. Elle ne promet pas une année sans imprévu. Le mot l’aide seulement à remarquer une contrainte qu’elle oubliait souvent.

Maya choisit « apprendre » après avoir commencé une activité. Elle garde un journal d’apprentissage où elle note une question, sans compter les séances. Jeanne retient « garder » parce qu’elle apprécie certains liens et habitudes déjà présents. Les trois choix sont différents ; aucun ne représente une ambition supérieure aux autres.

Une femme traverse un salon en tenant une tasse rose.
Ton mot peut accompagner un geste du quotidien sans devenir une obligation.

Réviser le mot lorsque la vie change

Prévois un moment de relecture, par exemple après une transition importante, plutôt qu’un contrôle quotidien. Demande-toi s’il décrit encore une direction souhaitée. Tu peux le préciser, le remplacer ou le mettre de côté. Le guide pour adapter un objectif au changement rappelle l’intérêt d’ajuster le cadre au réel.

Changer de mot ne réécrit pas le passé. Tu peux garder la première page comme trace d’une période. Une chronologie personnelle peut montrer que les priorités évoluent. L’année n’a pas à tenir dans une seule formule pour que tes décisions aient du sens.

Générateur

Une formulation à adapter

Écris ce que le mot signifie dans deux situations de ta vie.
Voir toutes les phrases

Départ

  • Écris ce que le mot signifie dans deux situations de ta vie.
  • Précise ce que ce mot ne t’oblige pas à faire.

Adapter

  • Associe une action petite et réalisable, sans engagement annuel rigide.
  • Je peux conserver ce qui me convient et retirer le reste.

Faut-il afficher ou partager ton mot ?

Tu peux le garder dans un carnet, le placer près d’un objet ou ne pas l’écrire du tout. Un affichage sert de rappel seulement s’il reste utile ; il peut devenir invisible ou pesant. Évite d’en faire un engagement public si tu n’as pas envie de répondre à des questions sur son application.

Si tu le partages, explique sa signification personnelle. « Cette année, j’essaie de garder davantage de marge dans mes rendez-vous » est plus clair qu’un mot isolé. Les autres n’ont pas à devenir les contrôleurs de ta cohérence. Une intention de semaine peut ponctuellement prolonger le repère, sans devoir le reproduire partout.

Des mains glissent une carte rose vierge dans un carnet vert.
Garde ton repère à portée de main et autorise-toi à le modifier.

À cocher

Garde seulement ce qui te convient

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Atelier personnel

Prépare ta version : mot de l’année

Réponds aux trois repères qui suivent, ou utilise-les oralement. Cet atelier fonctionne sans JavaScript. Cet atelier ne propose pas de sauvegarde. Copie dans ton carnet ce que tu souhaites conserver et évite les informations sensibles sur un appareil partagé.

Comment terminer cet atelier ?

Relis tes réponses et garde seulement une suite qui te paraît praticable. Tu peux aussi décider de ne rien poursuivre aujourd’hui. Cette décision ne produit ni score ni engagement.

Si plusieurs mots te plaisent, teste-les sur une même décision ordinaire. Imagine une invitation que tu hésites à accepter : que te ferait regarder « lien », puis « marge » ? Si les deux éclairent des aspects utiles, tu peux garder le plus pertinent pour cette période et noter l’autre à côté. Tu n’as pas besoin d’organiser un vote ni de trouver le terme le plus original. Le mot choisi reste une aide à examiner la décision, jamais une réponse automatique.

Cette courte capsule propose de choisir un mot comme repère d’intention pour l’année.

Vidéo4. Mot de l’année : comment choisir et ancrer votre intention pour bien commencer l'année. Capsule 4Une proposition à adapter librement : le mot choisi reste un rappel révisable, sans pouvoir sur ce qui va arriver.Voir sur YouTube · Stephanie Romeo Coaching

Questions fréquentes

Comment choisir son mot de l’année ?

Pars d’une expérience et définis une direction qui compte pour toi. Vérifie ensuite que le mot reste concret et supportable.

Peut-on choisir une phrase plutôt qu’un mot ?

Oui. Une courte phrase peut être plus claire si un mot isolé reste trop abstrait.

Faut-il le choisir en janvier ?

Non. Le repère peut commencer à n’importe quel moment qui a du sens pour toi.

Peut-on changer de mot ?

Oui. Tu peux le préciser, le remplacer ou l’abandonner lorsque ta situation évolue.

Faut-il le partager publiquement ?

Non. Tu peux le garder privé et éviter un engagement public dont tu n’as pas envie.

Le mot remplace-t-il un objectif ?

Non. Une action avec une échéance ou des moyens demande une définition distincte. Le mot peut seulement en éclairer la direction.

Sources